21 avril 2007

Bilan « à la Prévert » de Manouche2007

Italie-Grece du 12 février 10H au 13 avril 19H (soit 61 jours et 60 nuits)

Du camping-car (en tant que camion)

Nous avons parcouru, selon le compteur kilométrique du Manouche, 4 997 km (Luc a même voulu tourner sur le parking du Canton pour atteindre les 5 000 km), ce qui donne une moyenne journalière d’un peu moins de 82 km/j (et en fait c’est beaucoup moins si on retire le premier jour et le jour Venise-Antibes qui représente, à eux deux, plus de 1 350 km. Pour les 59 jours de tourisme, nous tombons alors à une moyenne de 60km/jour)
Le réservoir, en 11 « pleins », a bu 555 litres de gasoil, ce qui donne une moyenne d’un peu plus de 11 litres au 100km, ce qui est très correct et prouve qu’a part sur les autoroutes, nous avions une conduite très …peinarde.
Il faut noter que si nous n’avions pas pris le ferry Patras-Venise, c’est sans doute plus de 1000 km qu’il aurait fallu rajouter au compteur.
Nous n’avons strictement eu aucun problème, ni ennui mécanique (juste un rajout normal d’huile moteur au début de la Grèce et une vérification que les pneus ne présentaient aucun dégonflage).

Du camping-car (en tant que cellule de vie)

La aussi, il n’y a eu aucun problème. Les 4 espaces (chambre enfant, chambre parent, salon-salle à manger, et cuisine-salle de bain), malgré leur faibles surfaces (moins de 2m2) ont bien joué leur rôle délimiteur empêchant que nous nous marchions sur les pieds. Il faut dire que nous avons eu très beau temps (de ce fait, nous étions dehors dans la journée) et jamais de journées complètes de pluie (sauf le jour de départ du Canton et de retour ; étonnant, isn’t it ?).

Question énergie électrique, nos 2 batteries-cellules, rechargées via l’alternateur (quand on roule) ou par le panneau solaire nous ont délivrées tout l’éclairage nécessaire (et on ne se privait pas). Le matin, quand on se levait (il est vrai, assez tard), elles étaient déjà rechargées.
Question gaz, nous avons acheté 5 bouteilles de propane de 10kg (3 en Italie car en toscane, nous avions encore besoin de chauffer la nuit et 2 en Grèce dont la dernière est encore à moitie pleine).

Question eau, nous n’avons eu aucun problème sur les « eaux propres ». Il faut dire que nous (en fait, Claude et les enfants) buvions de l’eau minérale en bouteilles, que pour la cuisine, nous utilisions une eau du robinet stockée dans un jerrican de 10 litres (rempli par ci par là et souvent au restaurant ou à l’internet café) et que notre réserve d’eau propre du CC de 130 litres servait alors à faire la vaisselle, à se laver au lavabo et au WC (NB : nous nous interdisions de prendre des douches dans le CC car cela consomme 20 litres minimum et donc vide à une vitesse V le réservoir d’eau propre). De ce fait, nous n’avons pas eu de problème avec notre réservoir de 90l d’ « eaux sales » (lavabo et évier).

Question WC, le problème est différent car la cassette de 17l serait pleine en 2 jours avec 4 utilisateurs. Mais, en fait, soit on était dans un camping et donc nous utilisions les WC du camping, soit nous étions en pleine nature et alors il est clair qu’il faut aller ….aux feuillées (sauf pour les besoins de nuit)

Conclusion : les capacités d’autonomie du Manouche nous ont parfaitement convenu en condamnant la douche (qui est en fait une incongruité dans un CC, soit on est dans un camping et on se sert des douches du camping, soit on est en autonomie et alors prendre des douches enlève l’autonomie).

Des loisirs

Il y a eu une belle consommation de livres, puisque, hors livres de classes pour les enfants et guides touristiques pour Claude et Luc, on recense, dans l’ordre Blaise avec environ 25 livres (environ, car il ne sait plus combien de fois il a relu certains tomes de Harry Potter), Claude avec 21 livres, Luc avec 20 livres et Jeanne avec 17 livres (elle préférait souvent faire du vélo que lire).

La consommation de DVD n’est pas mal non plus. Les enfants en ont regardé 26, dont 17 avec Claude et Luc. Plus d’une soirée sur 4 a donc été une soirée « home-cinéma », avec les 2 enfants couchés en travers de la capucine, et les 2 parents confortablement installés dans les fauteuils de la cabine retournés vers la table sur lequel trônait le PC portable avec l’écran astucieusement incliné pour une bonne visibilité par tous (on faisait même des entractes pour prendre qui un chocolat qui une bière. On se demande bien « qui est qui » ?). Quant aux 9 DVD supplémentaires vus par les enfants, la plupart ont été regardés sur le lecteur de DVD portable qui s’accroche sur l’arrière du siège conducteur avec une alimentation 12V via la prise cigare. Nous positionnions ce lecteur dés qu’il était prévu plus de 2H de route et, je vous l’affirme, ce n’est pas un mauvais investissement (vous n’entendez plus jamais le classique « c’est quand qu’on arrive ? »)

Nous n’avons pas comptabilisé le nombre de parties de coinche, de tarots ou d’échecs, mais on peut penser que cela a occupé une soirée sur 2.

En terme de souvenirs, Luc a pris 659 photos (soit près de 11 par jour), Jeanne en a pris aussi un certain nombre avec son caméscope et elle a filmé sur 2 cassettes miniDV.

Du fait de l’achat d’un convertisseur 12V-220V (c’est en fait un outil super indispensable), nous rechargions les batteries des appareils (micro-ordinateur, appareils photo, caméscope, téléphone) pendant que nous roulions, et si nécessaire (vous avez vu que nous roulions peu), nous prenions le matériel avec nous pour le recharger au restaurant (et personne ne nous a refusé le branchement).

Evidement, Blaise n’avait droit de jouer à FIFA07 que quand nous étions à un camping, car alors le Manouche, étant branché sur le 220V, il n’y a pas de problème de temps de décharge de la batterie pour l’ordinateur
En autonomie home-cinéma, il n’y a que Ben-Hur (plus de 3 H) qui n’a pas pu être vu en une seule fois.






De la nourriture


Il y a donc eu 60 matins à petits déjeuners tous pris via le camping-car (à l’intérieur ou à l’extérieur), 61 déjeuners et 60 dîners, soit 121 repas.

Il était prévu d’aller au restaurant un repas sur quatre, soit donc environ 30 fois. Eh bien, la prévision n’a pas été tenue, nous y avons été …..38 fois, soit presque un repas sur 3.

Pourquoi ce dérapage ? à l’analyse, outre le « confort » du restaurant, il y a plusieurs raisons. La première est que, fondamentalement, on ne peut faire qu’une cuisine très simplifiée dans un CC (salade de tomates, concombres, thon, œufs durs, avec ou sans riz, pommes de terre à l’eau et, bien sûr, pâtes) tant du fait des difficultés de préparation (ainsi, laver et essorer une salade verte est très problématique) que de l’augmentation des plats pour la vaisselle (où il y a et problème de place et problème de consommation d’eau, ce qui réduit l’autonomie). La deuxième raison est que, si vous voulez manger des plats du pays (genre encornets farcis, côtelettes de mouton au feu de bois, daurades à la plancha, …), le mieux est de trouver et d’aller à la taverne où vont les autochtones. La troisième raison est évidemment qu’il est beaucoup plus agréable de se mettre les pieds sous la table (après avoir été choisir son ou ses plats à la cuisine, ce qui est encore quasi la norme en Grèce) et de partir une fois repu sans faire la vaisselle (mais, en laissant, c’est vrai, quelques billets).




Du choix du lieu de nuit

Fondamentalement, pour passer la nuit, nous préférions poser le Manouche en pleine nature que dans un camping, et pourtant sur les 61 nuitées du voyage, nous en avons passer 31 dans un camping (soit tout juste plus de la moitié).

Cette « incohérence » provient de 3 facteurs. En premier, notre voyage comportait des visites de villes (surtout en Italie : Pise, Florence, Sienne, Pompéi…, Venise,.et moins en Grèce : Athènes) où fondamentalement il n’y a pas le choix. Deuxièmement, Jeanne et Blaise aimait aller dans un camping du fait qu’il pouvait y retrouver des jeunes de leur age, y faire du vélo et du roller (et pour Blaise du FIFA07 sur l’ordinateur). Troisièmement, à quatre, il semble difficile d’éviter une séance de machine à laver le linge au moins une fois par semaine (et c’est tellement simple dans un camping, alors que c’est galère si on veut le faire dans une laverie automatique).

Donc, notre autonomie maximum a été de 5 nuits en Grèce (et ceci 3 fois) et seulement de 3 nuits en Italie.

Les surprises financières

Nous avions évidemment élaboré un budget prévisionnel et la comparaison entre le prévu et la réalisé est parfois amusante.

Le plus gros poste budgété était ….. mais non pas la culture, ben oui la nourriture. Ce poste a été magnifiquement budgété car le réalisé se trouve être 98,5% du prévu. En fait, il y a eu plus de restaurants mais, comme c’était souvent de la taverne populaire, la note était un peu plus basse que prévue.

La plus grosse erreur se trouve dans le poste « communication » avec la prise, chez Orange d’un forfait Pro avec option « europe sans frontière » de 90mn par mois (mais il nous a fallu acheter des cartes téléphoniques en Italie et en Grèce). Par contre, la charge Internet avait été très sous-estimée car, tant en Italie qu’en Grèce, nous n’avons jamais trouvé de spots Wi-Fi qui permettent d’utiliser son propre matériel.
Il fallait donc aller dans un café Internet où généralement, bien sûr en utilisant leur matériel, le coût est d’environ 12 € de l’heure (et 7€ la demi-heure). En comptant une demi-heure par jour pour gérer l’adresse « manouche-en-vadrouille » et l’autre adresse où l’ami Fred renvoyait tout ce qui concernait les réservations du Canton, et en ajoutant une bonne heure et demi de plus le dimanche pour générer les 3 blogs (Manouche, Jeanne et Blaise), l’addition était donc d’environ 60€ par semaine, soit environ 500€ pour le voyage, et ceci sans compter la bière ou le cappucino de Luc ainsi que les coca des enfants quand ils venaient voir leurs mails ou les commentaires sur leur blog.

Nous nous sommes aussi beaucoup trompé sur le poste Culture, mais là, dans le sens inverse, et à notre grande honte, nous n’avons dépensé que le sixième (oui, oui, le sixième, donc la culture, ce n’est en fin de compte que quelques restaurants) de ce qui était prévu.
Il y a quand même 2 explications qui expliquent une partie de cette mauvaise appréciation, d’une part tant en Italie qu’en Grèce les enfants (jusqu’à 12 ans ?) ne payent pas, donc nous ne payions toujours que 2 billets adultes, d’autre part comme nous l’avons indiqué dans les blogs, les enfants ont assez vite saturés des visites (mêmes gratuites) de musées et donc nous les avons volontairement fortement diminuées.

Du fait entre autres des consommations dans les café Internet, nous avons donc assez fortement sous-estimé le poste Divers, mais comme nous avions surestimé le poste Transport (prévision de 6000 km avec une consommation de 12,5 litres au 100km avec un litre de gasoil à 1,15 €, alors que nous n’avons fait que 5 000 km et que le gasoil est à moins d’un euro en Grèce), il y a eu globalement équilibre entre le moins de gasoil et le plus de vin-bière-coca.


Le bilan « gros sous » :

Le budget prévu et final de 8 000 € se décompose donc comme suit :
Nourriture (achats, restaurants, boissons dans café) : 3 500€
Culture : 300€
Transport (essence, ferry, et autres transports en commun à Athènes et Venise) : 2000 €
Hébergement (facture camping comprenant les jetons pour machines à laver) : 800 €
Communication (téléphone, Internet, timbre et CP) : 800 €
Divers : 500€ (dont l’entrée à Marineland de 130€ pour 4)



Le coût moyen de notre journée (4 personnes) est donc d’environ 130€/j

Il est clair que ce montant total (qui n’est pas rien, mais on peut penser que, pendant ces 2 mois, on aurait dépenser la moitié en restant au Canton, soit alors un « simple » surcoût de 4 000 €) peut être diminué de 1 500 à 2 500 € (en gagnant 500 € sur Internet, 3 à 500 € sur l’hébergement, et 500 à 1 500 € sur la nourriture) avec évidemment un confort et un plaisir moindre.

Par ailleurs, à ce total, il faudrait normalement rajouter soit la location d’un camping-car (100 à 150€/j, soit mettons 6 à 7000 €) soit, si on en est propriétaire, son amortissement-dépréciation annuel (soit environ 4 000 €), mais qui existe de base même si on n’avait pas fait ces 2 mois de voyage.

Globalement, nous pouvons donc penser que ce voyage de 2 mois nous a créé un surcoût (par rapport au cas où nous serions resté au Canton sans rien faire de spécial aux vacances de février et de Paques) de 4 000 €, à laquelle il faudrait rajouter une vrai charge de 6 000€ (correspondant soit à un vrai coût de location ), ou de 4 000€ qui est une valorisation estimative de la dépréciation annuelle d’un camping-car acheté (que celui-ci soit utilisé ou non).

Le bilan « sensation »

Il est peut-être un peu tôt pour décrire précisément les sensations que donne un voyage de 2 mois d’une famille classique avec 2 enfants (de 10 et 12 ans) en Italie et en Grèce en camping-car, sinon d’écrire banalement que c’était super bien et que nous avons visité de super-sites.

Ce qui prédomine, ce n’est pas vraiment une notion de vacances (puisque nous faisions l’école aux enfants), mais de vraies libertés avec une absence quasi totale de contraintes (sauf celles évidemment que nous nous donnions).

Pour beaucoup, je (Luc) crois que c’est le camping-car qui génère cette sensation de libertés (de se lever quand on veut, d’être quasi chez soi pour les petits déjeuners et les repas, de partir ou de rester un jour de plus, en soirée, de faire une partie de cartes ou un home cinema ou de lire ou de se balader dans la ville voisine).

Une semaine après le retour, j’ai (Luc) toujours du mal à atterrir. J’ai d’abord cru que cela provenait de l’évident et obligatoire changement de rythme, puis que c’était une difficulté d’accepter certaines contraintes, mais, en fait, aujourd’hui, je crois que c’est quelque chose de plus subtil qui est lié à la sédentarisation. Ne pas pouvoir se dire « tiens, demain ou peut-être après demain, j’emmène la maison et j’irais voir ce qu’il y a derrière cette grande montagne bleue », quelque part, c'est dur.

Je crois que je commence à comprendre un peu les vrais manouches (ou les sioux tirant leur tipees) : leur bonheur quand ils voyagent et leur tristesse si on les force à se sédentariser.

Et l’année prochaine ?

D’abord, il y aura d’autres courtes sorties cette année car cela semble presque indispensable.

Pour l’année prochaine, originellement, il avait été pensé faire en 2008 pareil qu’en 2007 mais en faisant une boucle Espagne-Portugal-Maroc.

La fera t’on ? nous nous sommes laissé jusqu’à l’automne pour maturer l’expérience 2007 et décider de ce que nous ferons en 2008, mais nous ferons quelque chose.

SUSPENSE (et fin des Blogs pour Manouche 2007 : Merci de votre présence)

8 commentaires:

Sandra a dit…

Ca c'est un bilan complet : chiffres et impressions, ces dernières restant encore à digérer semble t'il ....
Et le bilan du Canton : nombre de parcelle en friche, rattrapage du jardin, état des réservations ?? ...
A l'année prochaine pour la suite des aventures ...
bises.
PS : j'attends le bilan des enfants ...

le gang d'avignon a dit…

"Globalement, nous pouvons donc penser que ce voyage de 2 mois nous a créé un surcoût (par rapport au cas où nous serions resté au Canton sans rien faire de spécial aux vacances de février et de Paques) de 4 000 €, à laquelle il faudrait rajouter une vrai charge de 6 000€ (correspondant soit à un vrai coût de location ), ou de 4 000€ qui est une valorisation estimative de la dépréciation annuelle d’un camping-car acheté (que celui-ci soit utilisé ou non)."

les "vrais manouches", ils ne parlent pas comme mon banquier Luc !!! (on n'a rien compris à ce paragraphe, et pourtant on était deux adultes, à jeun, avec un bon niveau d'éducation pour le lire...

et sinon... le budget "vin de pays", c'est dans "divers", dans "culture" ou dans "nourriture" ?

Il manque un truc dans les statistiques : combien d'heures d'hôpital ?

et puis enfin.... il faut relativiser tout ça : ce n'est que le premier tour, il peut se passer plein de truc avec le deuxième... une alliance avec une famille en caravane pour le voyage Espagne-Maroc-Portugal, par exemple...


on vous embrasse bien fort, et si vous voulez garer votre CC sur l'ile de la Barthelasse un week-end (juste de l'autre côté du Rhone, à 100 mètres de chez nous, n'hésitez pas !)

à très bientôt

Yves a dit…

Voila voila....je fais un avoeu, le bilan est moins palpitant que le voyage, et il est au présent de l'indicatif...mais quel rapport!!
Ca va servir pour budgeter les projets!!
Avec votre expérience, ce n'est pas au Maroc qu'il vous faut aller maintenant, mais la Bolivie, le Terre Adélie, que sais-je??? De l'audace bon sang!!! :o)
Combien ont coûté les piqures, les soins, les hôpitaux??? Faux frais?
Merci pour ce voyage que vous nous fîtes vivre, nous en fûmes émerveillés, et bien que vous eûtes fini votre périple, nous eussions préféré une suite... !
Mais je ne maîtrise pas pas le passé simple...plutôt compliqué... je ne joue pas dans la cour des grands, alors avant de me rendre ridicule, je vais à l'impératif: SOYEZ remerciés!!!!:o))
Yves

Anonyme a dit…

this is the end

yann et elo

simplet a dit…

pourtant, eric, c'est pas dur de laisser un commentaire;
Le Blogmaster

Eric (et Hend) a dit…

A grognon

Je crois qu'on y arrive. Ce commentaire devrait passer.
A tous ceux qui ont le module "no script" de Firefox (très utile pour désactiver la pub et gagner du temps en chargement de pages), pensez à le désactiver pour blogger.com...

Nicolas J a dit…

Pas très actif ce blog !

Anonyme a dit…

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