NB : jene suis pas arrivè à intercalerles photos, donc elles sonttoutes à la fin.
La balade du dimanche dans Florence, avec la visite du « palazzo Vecchio » (extraordinaire Pieta de Michel-Ange) nous confirme que nous avons très nettement intérêt, par rapport aux enfants, à minimiser et le nombre de visites de musées et nos déambulations en « grande ville » (ce sont des « ploucs », enfants de « ploucs »).
Deux autres éléments nous incitent à « alléger » les visites culturelles, d’une part à partir de lundi nous commençons l’école aux enfants (pour roder l’organisation) et d’autre part, nous avons malheureusement appris que l’ami Fred, notre gestionnaire des réservations, s’était, crénom de dieu, cassé la jambe aux sports d’hiver et qu’au lieu de prendre son poste de gestionnaire comme prévu, il se prélassait à l’hôpital de St Jean de Maurienne.
Dimanche soir, la décision est donc prise : nous « sauterons » Rome et, au lieu de la Chapelle Sixtine, nous ferons, entre Florence et Sienne, la route du Chianti (Luc a voté « pour » les 2 coudes levés).
Etonnante et superbe région du Chianti, avec des monts à plus de 1500m, des cultures très pentues alternant vignes et oliviers, et des multitudes de petits villages fortifiés, tous hauts perchés et tous fort bien rénovés et entretenus. C’est très friqué (les mas cévenols n’ont pas encore atteint le prix des mas toscans), mais c’est aussi plus que très beau.
Le lundi en milieu d’après-midi, nous nous arrêtons sur le parking d’entrée d’un parc national (un ensemble de collines entre 800 et 1300m) avec sentiers de VTT, de GR et un zoo disséminé (le lendemain d’abord à pied, puis en vélo, nous irons de l’enclos à ours à l’enclos à bisons, ..). La fin d’après-midi est consacré à mettre au point l’organisation de l’école et à faire les premiers cours (voir photos).
Le mardi matin, nous nous réveillons un peu frigorifié car notre bouteille italienne de propane a rendu l’âme dans la nuit. Nous devons donc trouver une nouvelle bouteille dans la journée car nous ne voulons pas trop consommer notre bouteille française. Par chance, en descendant dans la plaine en début d’après-midi, nous ne mettons pas 10mn pour trouver une nouvelle bouteille et, nous remontons nous baguenauder dans les collines, de villages en villages, en sachant que pour dormir nous irons tester le parking de l’abbaye de Coltibuono.
Une abbaye est toujours un bon plan (beau lieu, et bel édifice), mais le GdR (Guide du Routard), dans sa description (avec 2*) indiquait que cet abbaye, de 1115 à 1810, avait abrité des moines de l’ordre de Vallonbrosa (ordre luttant contre la corruption) et que maintenant l’abbaye produisait et vendait un chianti très renommé, qu’une partie des locaux avait été transformée en B&B, et que des cours de cuisine y étaient dispensés.
Tout fut superbe (voir photo), nous étions seul sur le parking visiteur avec une belle nuit étoilé (et nous avons dîné avec, dans l’encadrement de la fenêtre, la tour illuminée de l’abbaye), mais il y avait aussi quelques 4x4 luxueux sur le petit parking arrière pour les B&B (des prolétaires faisant retraite, sans doute).
Le lendemain, nous avons traversé d’est en ouest la toscane pour aller voir l’étonnant village de San Gimignano (très très beau, mais trop touristique) et passer la nuit à Voltera (ville étrusque), sachant que Luc voulait à tout prix passer par Castellina in Chianti, car c’est là que Léo Ferré a vécu de 1971 à 1993 avec sa famille dans une propriété sur la colline de « Poggio ai mori » (la « colline aux amours ») et cette propriété produit un très bon chianti dont l’étiquette de la bouteille arbore un dessin de chouette réalisé par Picasso.
Donc Luc voulait acheter une de ces bouteilles tout en ne disant pas si c’était pour Léo Férré, pour Picasso ou .. pour le contenu.
La mission a été accomplie (voir photo) et la bouteille est maintenant dans une soute du Manouche et sera bue au Canton avec des amis (de Léo, de Pablo ou du chianti).
Afin de ne pas vous lasser, nous ne vous répéterons donc pas que chaque jour, il y a en moyenne 2 heures d’école, que dés qu’il y a un point Internet, Luc s’y engouffre pour pianoter 1/2h en moyenne, qu’au gré de nos déambulations, nous faisons les courses pour remplir le réfrigérateur du Canton (des pâtes, du pesto, de la charcuterie italienne, et des salades préparées) et que nous nous offrons des petits resto assez souvent (ainsi, ce soir, à Volterra, dans une excellente pizzeria recommandé par le GdR).
Le lendemain matin, avant de partir sur Sienne, nous nous permettons la Pinacothèque de Volterra (comme dit le GdR : « tous les grands de la peinture médiévale : sublime ») et cela plait assez aux enfants (très belles œuvres et petit musée).
L’arrivée sur Sienne fut assez mouvementée, car les seules places de parking possibles étaient trop loin du centre et après avoir longtemps cherché, nous nous sommes résignés à nous faire parquer pour 20€ la nuit (avec les autocars) dans une « île » entre les 2 anneaux du périphérique de Sienne. Le bruit est assourdissant, mais l’intérêt est que nous sommes à 1/4h à pied du centre ville historique (10mn sur une petite route à flanc de colline et 5mn en enchaînant 6 ou 7 escaliers mécaniques habilement enterrés).
Comme d’habitude, on pose le Manouche et on va sentir l’ambiance de Sienne. Et là, très gros charme (mieux qu’à Pise et beaucoup plus qu’à Florence) et il apparaît que les enfants y sont aussi sensible, du fait du Duomo et de sa place, mais surtout par « il campo ». Cette place, ni ronde, ni plate (en fait, un peu une sorte de coquille St Jacques), les laisse songeur (Jeanne a même voulu qu’une photo de cette place soit sur son blog) et ils aiment beaucoup l’histoire du palio delle contrade (cette course folle de chevaux montés à nu opposant les 9 quartiers de la ville) qui se fait sur cette place (voir photos).
A la tombée du jour, nous visitons, quasi seul, l’intérieur du duomo avec son célèbre pavement (56 panneaux de marbre de taille diverses en marqueterie) qui sont, ce jour là, quasi tous visibles (l’été, la plupart sont recouverts de cartons) et Claude, passionnée d’enluminures, passe un temps certain dans la salle, dite bibliothèque piccolomini, consacrée à cet art.
La nuit ne fut pas très bonne (la ronde infernale s’arrêtant vers 1H pour reprendre à 7H) et après 2 à 3H de flânerie dans Sienne avec revisite au Campo, nous décidons d’aller retrouver la nature sur les bord du lac de Trasimène et voir s’il ne reste pas quelques éléphants d’Hannibal.
La mission fut parfaitement remplie (endroit calme, ballade en vélo autour du lac qui est une réserve naturelle, école et dîner au Manouche de raviolis frais).
Le samedi fut consacré à la grande transhumance Nord-Sud, et le Manouche en 5H rondement menées nous amena au camping Spartacus à 100m de l’entrée du site de Pompeï (donc resto le soir pour feter le passage au sud. Voir photo)
Nb :pour ceux qui, comme Luc, ont visité Pompéi en 1956 (il y a donc 51 ans !!!), nous leur disons que l’endroit, plus que campagnard à l’époque, a fort évolué, car le site est maintenant en pleine ville (avec un autoroute au dessus, une voie rapide en dessous et des immeubles tout autour).
l'abbaye de Coltibuono
